Etude sur le burn-out des indépendants

Quand l'épuisement frappe...

Le burn-out est un syndrome difficile à vivre pour les employés au sein d'une organisation. La loi bien-être de 2014 qui porte sur les risques psycho-sociaux apporte des réponses pour faire face au burn-out des salariés : interventions, actions de sensibilisation, changements organisationnels internes, lutte contre le harcèlement moral et sexuel, prévention du stress, etc. Bien sûr tout n'est pas devenue rose en entreprise et dans le secteur non-marchand. En effet, malgré ces nouvelles politiques de gestion des risques psychosociaux, la souffrance au travail reste présente et nous sommes très loin d'avoir éradiqué le burn-out des salariés. Cependant, des actions sont mises en places, des fonds gouvernementaux sont débloqués pour tenter tant bien que mal de faire face à l'épidémie. Le problème n'est pas réglé, mais on s'y attarde.

 

Parmi ces travailleurs en burn-out, il reste une part et une catégorie de la population active passée sous silence : les indépendants en burn-out. Délaissés des lois et des politiques publiques pour le bien-être au travail, ces travailleurs indépendants en burn-out se soignent peu, se soignent moins, et n'ont pas le filet de sécurité financier -même maigre - dont bénéficient les salariés en mal-être au travail.

 

Ces indépendants en burn-out, faute de moyens financier, de soutien et de temps, sacrifient leur santé pour maintenir en vie leur activité d'indépendant. Faute de moyens, ils ne prennent pas le temps de se reposer, faute de temps ils poursuivent en mode survie leur emploi comme indépendant, passant déjà en moyenne plus de temps au travail que les travailleurs salariés (Desmedt, E., 2010).